Travaux d'assainissement à Paris

Un assainissement non collectif traite sur place les eaux usées d'un logement que le réseau public ne dessert pas. L'installation comprend un prétraitement, fosse toutes eaux ou microstation, puis un traitement par le sol ou par un massif filtrant. Dans un immeuble, le dispositif prend place dans une cour ou un jardin relevant des parties communes, et son implantation respecte des distances imposées par rapport aux limites séparatives et aux bâtiments. L'accès du camion de vidange conditionne enfin le choix de l'emplacement.

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Assainissement des bâtiments non raccordés

Les travaux d'assainissement regroupent la collecte des eaux usées d'un bâtiment, leur prétraitement et leur épuration avant rejet ou infiltration. Un logement collectif desservi par le réseau public transfère cette fonction au gestionnaire du réseau, à partir du regard de branchement ; une parcelle non desservie conserve l'épuration sur son propre terrain.

Prestations d'assainissement autonome

  • Pose d'une installation d'assainissement individuel
  • Pose, vidange et épandage d'une fosse toutes eaux
  • Pose d'une microstation d'épuration compacte

Filières de prétraitement et de traitement

La microstation d'épuration traite les eaux usées dans une cuve compacte, où des micro-organismes maintenus en culture dégradent la matière organique. Son emprise réduite, souvent moins de 5 mètres carrés de fouille, convient à une cour fermée, mais son fonctionnement demande une alimentation électrique permanente et un entretien suivi. Le compresseur d'aération produit un bruit continu, que l'éloignement des façades et un capotage réduisent.

La fosse toutes eaux reçoit l'ensemble des eaux usées, cuisine, salle d'eau et toilettes, et retient les matières décantables pour un premier traitement. L'effluent prétraité rejoint ensuite un épandage, un lit filtrant ou un filtre à sable drainé, qui achève l'épuration par le sol. La fosse fonctionne sans électricité et se vidange périodiquement, ce qui suppose un stationnement du camion à moins de 30 mètres du regard, longueur courante des tuyaux de pompage.

Mise aux normes d'une installation existante

Le remplacement d'une installation existante débute par une étude de sol et un diagnostic de l'ancien dispositif, qui mesurent la perméabilité du terrain, repèrent le niveau de la nappe et fixent la filière adaptée. Le dossier déposé auprès du service public d'assainissement non collectif comprend les plans du dispositif projeté et les résultats de cette étude. Le service examine la conception et délivre son autorisation lorsque le projet répond aux exigences de la filière retenue.

Les travaux commencent après obtention de cette autorisation, et, dans une copropriété, après le vote de l'assemblée générale lorsque l'ouvrage occupe une partie commune. Le chantier comprend la dépose et l'évacuation de l'ancien dispositif, le terrassement de la fouille, la pose de la nouvelle cuve sur lit de sable et le raccordement des canalisations à la pente prescrite. Le contrôle de bonne exécution intervient avant remblaiement complet, les regards et les ventilations devant rester visibles à ce stade.

Obligations du propriétaire et contrôle du SPANC

Les installations répondent à des exigences de rejet et d'implantation qui protègent les eaux souterraines et les captages voisins.

Les distances minimales imposent 3 mètres entre le dispositif et la limite séparative, 5 mètres entre le dispositif et le bâtiment, 35 mètres entre le dispositif et un puits utilisé pour l'eau de consommation.

Le contrôle périodique du service public d'assainissement non collectif porte sur l'état des ouvrages, la hauteur de boues, les ventilations et l'accessibilité des regards.

L'entretien revient au propriétaire, qui fait vidanger la fosse par un intervenant agréé et conserve le bordereau de suivi des matières de vidange.

Une installation déclarée non conforme donne lieu à des travaux de mise en conformité, dont le délai est fixé par la décision de contrôle.

Coût d'un assainissement non collectif

Le coût d'un assainissement non collectif dépend de la filière retenue, fosse toutes eaux suivie d'un traitement par le sol ou microstation, du nombre d'équivalents-habitants à traiter, de la perméabilité du terrain et des conditions d'accès au chantier. Une cour accessible seulement par un porche, où la fouille se creuse à la mini-pelle de 1 tonne et les terres sortent en sacs, se situe dans le haut des fourchettes indiquées.

Montants par filière de fosse toutes eaux

Fosse toutes eaux avec filtre à sable : environ 6 000 à 10 000 €.
Fosse toutes eaux avec tranchée d'infiltration : environ 4 000 à 8 000 €.
Fosse toutes eaux avec lit d'épandage : environ 5 000 à 9 000 €.

Montant d'une microstation d'épuration

Le prix d'une microstation d'épuration va de 6 000 à 12 000 euros, pose comprise. Le montant exact suit la capacité de traitement exprimée en équivalents-habitants, le modèle retenu et la nature du terrain à terrasser.

Entretien annuel et vidange périodique

Les frais d'exploitation s'ajoutent au coût de pose. Une vidange de fosse toutes eaux représente 200 à 400 €, à renouveler lorsque les boues occupent la moitié du volume utile, soit tous les quatre ans environ. Une microstation demande un contrat de maintenance annuel, le remplacement périodique du compresseur d'aération et une vidange dès que les boues atteignent 30 % du décanteur.

Budget d'un remplacement d'installation

Le remplacement d'une installation complète se situe entre 8 000 et 15 000 €. Le montant réunit l'étude de sol et les démarches administratives, de 500 à 1 500 €, la dépose de l'ancien dispositif, le terrassement, la fourniture du nouveau matériel, de 6 000 à 12 000 €, puis la main-d'œuvre de pose et de raccordement. La difficulté d'accès, la nature du sol et la filière choisie expliquent l'essentiel de l'écart entre deux chantiers.

Entreprises d'assainissement intervenant à Paris

SARP : Implantée à Nanterre, cette entreprise travaille l'assainissement et la maintenance environnementale. Ses prestations comprennent le curage, la vidange et le diagnostic des réseaux.

SIAAP : Établi à Paris, ce syndicat intercommunal traite les eaux usées de l'agglomération parisienne et assure la dépollution et l'épuration sur une vaste zone urbaine.

Hydreaulys : Établie à La Courneuve, cette société gère les eaux usées et les eaux pluviales. Son activité porte sur l'entretien et la réhabilitation des réseaux d'assainissement.

Veolia Eau d'Île-de-France : Établie à Aubervilliers, cette filiale de Veolia gère la distribution d'eau potable et l'assainissement pour la région parisienne.

ATIDF : Établie à Paris, cette entreprise exécute des travaux d'assainissement, de débouchage et de curage de canalisations en Île-de-France.

Métiers intervenant sur un assainissement autonome à Paris

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