Entreprise de traitement d'humidité à Paris
Le traitement de l'humidité d'un immeuble collectif se partage entre la copropriété et le propriétaire du lot touché, selon l'ouvrage où se trouve la cause. Les caves, les courettes, les pieds de façade, la toiture et les colonnes d'évacuation relèvent des parties communes, alors qu'une fuite d'appareil sanitaire ou une aération bouchée dans un logement relève du privatif. Le chantier lui-même suppose un vote en assemblée générale lorsqu'il porte sur un ouvrage commun, puis une organisation qui tient compte des horaires de travaux et du passage du matériel dans les circulations.


Humidité des parties communes d'un immeuble
Les sous-sols, les caves voûtées, les courettes et les pieds de façade appartiennent aux parties communes, et les désordres d'humidité qui les atteignent incombent à la copropriété. Une maçonnerie enterrée sans coupure d'étanchéité laisse l'eau du sol monter dans les mortiers de chaux, produit une bande humide continue, un dépôt blanc de salpêtre et un plâtre qui se décolle en plaques.
Une courette non couverte concentre les eaux de pluie sur une surface réduite et les restitue au pied des murs qui l'entourent dès que son avaloir se bouche. Le même effet se produit lorsque le niveau du sol de la cour est remonté au-dessus du plancher des caves par des réfections successives de dallage.
Les colonnes d'eaux usées et d'eaux pluviales traversent les logements mais restent communes sur toute leur hauteur. Une fissure sur une colonne en fonte ou un joint de manchon défait humidifie en continu la gaine technique et les cloisons voisines, sur plusieurs niveaux à la fois.
Partage des responsabilités entre copropriété et copropriétaire
Le désordre apparaît chez un occupant alors que sa cause se trouve souvent ailleurs, ce qui détermine qui finance la réparation. Une infiltration par la toiture, par une façade fissurée ou par un balcon mal étanché renvoie à la copropriété, tandis qu'un flexible de machine à laver percé, un joint de douche ouvert ou une bouche d'extraction obstruée restent à la charge du logement concerné.
La recherche de fuite s'impose avant toute discussion sur la prise en charge. Les méthodes employées vont de la caméra thermique au gaz traceur, en passant par la mise sous pression d'un réseau isolé et la coloration des eaux d'un siphon, chacune désignant un ouvrage précis plutôt qu'une zone humide.
- Un plafond humide au dernier étage renvoie à la couverture, à une souche de cheminée ou à une terrasse, tous ouvrages communs.
- Une tache au plafond d'un appartement intermédiaire a presque toujours sa source dans le logement du dessus, le plus souvent sous une douche, une baignoire ou un receveur scellé.
- Des moisissures dans un angle de mur de façade sans trace de ruissellement traduisent une condensation sur une paroi froide, et renvoient à l'isolation comme à la ventilation du logement.
Mitoyenneté et humidité d'un mur séparatif
Un mur mitoyen entre deux immeubles reçoit l'humidité des deux fonds et sa réparation suppose l'accord des deux propriétés. La démolition d'un bâtiment voisin, la suppression d'un appentis adossé ou la création d'un terre-plein contre le mur modifient son régime d'évaporation et déclenchent des désordres plusieurs mois après les travaux.
Le pignon aveugle d'un immeuble construit en limite se trouve exposé après la démolition de la construction qui l'abritait. Sa protection demande un enduit hydrofuge, un bardage ventilé ou une membrane appliquée depuis le fonds voisin, opération qui exige une autorisation de passage écrite.
Les injections de barrière d'étanchéité dans un mur mitoyen se font depuis une seule face lorsque l'épaisseur le permet, avec des forages inclinés qui atteignent les deux tiers de la maçonnerie. Une épaisseur supérieure à 60 centimètres impose un traitement par les deux faces, donc l'accord du voisin.
Chantier d'assèchement en immeuble occupé
Les travaux sur une partie commune se votent en assemblée générale avant toute commande, sur la base d'un projet chiffré qui précise l'étendue des reprises et la durée prévue. Un désordre qui menace la structure ou la salubrité autorise le syndic à engager les mesures conservatoires sans attendre la prochaine assemblée, à charge de la convoquer ensuite.
L'accès au chantier se prépare avec le syndic et le gardien, puisque le matériel transite par le hall, l'ascenseur et les escaliers communs. Une perforatrice, des bidons de résine, des sacs de mortier hydrofuge et des gravats de piochage de 40 à 60 kilos par mètre carré d'enduit déposé circulent par ces mêmes passages, protégés par des plaques de contreplaqué et des bâches.
Les horaires de travaux bruyants suivent le règlement de copropriété et les arrêtés municipaux, le plus souvent de 8 heures à 20 heures en semaine avec une interruption le dimanche. Le piochage d'un enduit au burineur et le forage des trous d'injection tous les 10 à 12 centimètres produisent un bruit transmis par les planchers et les murs porteurs, ce qui conduit à grouper ces phases sur quelques journées.
Procédés d'assèchement d'une maçonnerie ancienne
Le traitement d'un mur humide associe une barrière chimique injectée à faible pression, un enduit d'assainissement à fort pouvoir d'absorption des sels et une ventilation du local. Les crèmes siloxanes et les résines silicones bouchent les capillaires du mortier, l'enduit macroporeux reçoit les nitrates et les sulfates sans cloquer, et le renouvellement d'air évacue la vapeur libérée pendant les mois de séchage.
Interventions possibles sur un immeuble en copropriété
Les entreprises spécialisées traitent les caves et sous-sols par cuvelage au mortier hydrofuge ou par drainage intérieur avec cunette et pompe de relevage, les murs par injection de barrière d'étanchéité, les courettes par réfection de l'étanchéité et du siphon de sol. La ventilation des logements et des caves complète ces travaux, avec des grilles basses et hautes pour une cave et une extraction mécanique pour les pièces d'eau.
Tarif d'un traitement de l'humidité en copropriété
Une recherche de fuite non destructive se facture de 300 € à 900 € selon les méthodes engagées et le nombre de logements visités. Les injections de résine hydrophobe vont de 80 € à 160 € le mètre linéaire selon l'épaisseur du mur, le cuvelage d'un sous-sol de 300 € à 600 € le mètre carré, et l'enduit d'assainissement de 40 € à 90 € le mètre carré. La pose d'une ventilation mécanique dans un logement se situe entre 2 000 € et 5 000 €, et la protection d'un pignon mitoyen par enduit hydrofuge entre 60 € et 120 € le mètre carré, échafaudage non compris.
Sélection de spécialistes de l'humidité à Paris
Murprotec : Implantée à Paris, Murprotec se charge du diagnostic et du traitement de l’humidité des bâtiments. Son champ couvre notamment les remontées capillaires, les infiltrations, la condensation et les moisissures, pour des logements comme pour des bâtiments professionnels.
Mursec : Présente sur la zone Paris et petite couronne, cette entreprise agit sur plusieurs causes d’humidité dans l’habitat. Son activité porte sur les remontées capillaires, les infiltrations d’eau, la condensation, les murs humides, le salpêtre et le cuvelage de cave.
Expert Humidité : Implantée à Paris, Expert Humidité conduit des diagnostics d’humidité et des expertises techniques. Ses prestations comprennent l’inspection visuelle, les mesures d’hygrométrie, l’identification des causes d’humidité et la remise d’un rapport d’expertise avec préconisations.
DSD Rénov : Active à Paris, DSD Rénov travaille sur les désordres d’humidité des murs et des caves. Son activité porte sur le traitement des murs humides, les défauts d’étanchéité et les opérations de rénovation de façade liées aux infiltrations.
Corps de métier concernés par les désordres d'humidité
Entreprises de rénovation générale à Paris : les entreprises tous corps d'état prennent en charge l'assèchement et la reprise des finitions dans la même opération.

Maçonnerie et reprise de maçonnerie à Paris

Les maçons reprennent les ouvrages enterrés, les pieds de mur piochés et les dallages de cave, travaux qui touchent souvent la structure commune de l'immeuble.
Couverture et étanchéité des terrasses

Les infiltrations qui descendent depuis la toiture, une souche de cheminée ou un chéneau encaissé sont traitées par des couvreurs, sur un ouvrage commun à toute la copropriété.

Les plombiers interviennent sur les colonnes communes, les branchements de logement et les appareils sanitaires à l'origine d'une fuite.

Les entreprises d'isolation suppriment les ponts thermiques des angles de façade et des tableaux de fenêtre, là où la vapeur d'eau se condense et où les moisissures se développent.

Installateurs de ventilation mécanique

Le renouvellement d'air conditionne le résultat d'un assèchement, et la pose d'un caisson d'extraction dans un immeuble ancien suppose une gaine disponible ou créée dans une partie commune.
Peinture et revêtement mural après séchage

Les peintres appliquent les finitions une fois la maçonnerie revenue à un taux d'humidité acceptable, avec des produits perméables à la vapeur plutôt que des peintures filmogènes.