Pose de bétons décoratifs à Paris

Un béton décoratif est un dallage coulé en place dont la surface reçoit une finition apparente, imprimée, désactivée, colorée ou balayée. Son emploi en habitat collectif concerne les cours, les allées d'accès aux halls et les abords des locaux communs, surfaces soumises au passage quotidien des occupants. Le chantier mobilise une livraison de béton depuis la voie publique et immobilise la cour pendant plusieurs jours, deux points qui pèsent autant que le choix de la finition.

étude des sols

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Béton décoratif comme sol de partie commune

Le béton décoratif supporte le passage des occupants, des chariots de livraison et des bacs roulants sans se déformer, et accepte les charges d'un véhicule de service quand son épaisseur et son armature le prévoient. Sa surface se nettoie au balai et à l'eau, sans traitement annuel comme une terrasse bois, ce qui limite les lignes d'entretien au budget de la copropriété.

Le remplacement du sol d'une cour change l'aspect d'une partie commune et relève d'une décision de l'assemblée générale, prise au vu d'un plan de calepinage, de la finition retenue et du phasage du chantier. La dépense se répartit selon la clé de charges applicable aux espaces extérieurs, ou selon une clé propre lorsque la surface ne dessert qu'une partie des lots.

Le choix de la finition tient compte de l'usage réel de la surface, une cour traversée par des poussettes et des vélos demandant une adhérence suffisante sans relief marqué. Une finition trop lisse devient glissante par temps humide dans un passage couvert, une finition trop rugueuse retient les salissures et complique le balayage.

Finitions apparentes d'un béton extérieur

Béton imprimé

Le béton imprimé reçoit un motif appliqué au pochoir matricé sur le béton encore frais, ce qui reproduit l'aspect d'un pavage, d'une brique ou d'une planche. Le travail se fait à genoux sur toute la surface et impose une main-d'œuvre présente dès la fin du coulage, dans la fenêtre de quelques heures où le béton reste imprimable.

Béton désactivé

Le béton désactivé est pulvérisé d'un produit retardateur puis lavé au nettoyeur haute pression le lendemain, ce qui dégage les granulats en surface. Le lavage produit des eaux chargées de laitance qui ne partent pas dans un avaloir de cour sans décantation préalable, point à régler avant le chantier avec l'entreprise.

Béton coloré

Le béton coloré reçoit des pigments incorporés à la centrale, ce qui donne une teinte présente dans toute l'épaisseur et non en surface seulement. Une cour peu éclairée tolère mal les teintes sombres, qui assombrissent encore l'espace et montrent les traces de calcaire.

Béton poli

Le béton poli s'obtient par passes successives de meules diamantées jusqu'à une surface lisse et brillante. Son emploi reste réservé aux surfaces couvertes, halls, paliers de service et locaux communs, une cour exposée à la pluie devenant glissante avec cette finition.

Béton balayé

Le béton balayé reçoit un passage de balai sur le béton frais, qui laisse des stries parallèles de faible profondeur. Cette finition constitue la solution la plus simple pour une allée d'accès à un hall ou à un local poubelles, avec une adhérence correcte même mouillée.

Approvisionnement du béton dans une cour d'immeuble

Le béton arrive en camion toupie stationné sur la chaussée, avec une autorisation d'occupation du domaine public et la neutralisation de deux à trois places. La goulotte du camion atteint 3 à 4 mètres, distance insuffisante dès que la zone à couler se trouve en fond de cour, ce qui conduit à une pompe à béton ou à un transport à la brouette par le porche.

La pompe à béton sur camion envoie le béton par une canalisation de 65 à 125 millimètres passant par le porche ou par une fenêtre de rez-de-chaussée, à un débit de 15 à 30 mètres cubes par heure. Son installation occupe une largeur de chaussée plus importante et se prépare avec l'accord des services de voirie plusieurs semaines avant le coulage.

Le transport à la brouette reste possible pour une surface réduite, à raison de six à huit allers-retours par mètre cube, mais il allonge le délai entre la sortie de la toupie et la mise en place. Un béton laissé trop longtemps perd sa plasticité et interdit les finitions imprimées, d'où un ajustement de la quantité commandée par gâchée.

Contraintes de support en milieu bâti dense

Une cour établie au-dessus d'un parking ou de caves voûtées n'accepte pas une surcharge libre, et un dallage de 12 centimètres d'épaisseur ajoute environ 290 kilogrammes au mètre carré. Le projet passe alors par la vérification de la structure portante et conduit parfois à un béton allégé ou à une chape mince sur plancher existant plutôt qu'à un dallage classique.

Le dallage coulé contre un mur mitoyen reçoit un joint compressible périphérique de 10 à 15 millimètres, qui évite de pousser la maçonnerie voisine lors des variations de température. Les joints de retrait se scient tous les 15 à 20 mètres carrés environ, et un joint traverse systématiquement les angles rentrants d'une cour de forme irrégulière.

Les réseaux enterrés d'une cour, branchement d'eau, câbles d'éclairage, canalisation d'évacuation et regards de visite, se repèrent avant tout décaissement. Les tampons de regard se remontent au niveau fini du dallage, opération à prévoir au coulage, un tampon laissé en contrebas créant une flaque permanente et une zone de gel.

Déroulement du chantier et gêne pour les occupants

Le coulage immobilise la cour pour la journée, puis la prise interdit le passage pendant 24 à 72 heures selon la finition et la température. Le chantier se découpe donc en bandes successives pour maintenir un cheminement vers les halls, les caves et le local à vélos, découpage qui se décide avec le syndic avant le début des travaux.

Le durcissement se poursuit sur plusieurs jours, avec arrosage ou bâchage pour éviter un séchage trop rapide et la fissuration de surface. Le décoffrage, le nettoyage et l'application du produit de protection terminent le chantier, la surface ne retrouvant sa résistance de service qu'au bout de trois à quatre semaines.

Le bruit se concentre sur la démolition du sol existant et sur le sciage des joints, deux phases courtes mais sonores dans une cour fermée. Les arrêtés municipaux encadrent les plages horaires des travaux bruyants, et une note affichée dans le hall avant le chantier donne aux occupants les dates de fermeture de la cour.

Prix au mètre carré des bétons décoratifs

Le prix d'un béton décoratif se compte au mètre carré fini, démolition du sol existant et évacuation des gravats en sus. Un chantier en cour d'immeuble ajoute le portage ou le pompage du béton, l'autorisation de stationnement et la sortie des déblais en sacs, surcoûts qui portent souvent le total au-delà des plages indiquées pour un terrain accessible.

  • Le béton désactivé coûte de 80 à 120 euros le mètre carré, pose comprise. La nature et la taille des granulats apparents, ainsi que la gestion des eaux de lavage, font varier ce montant.
  • Le béton imprimé coûte de 70 à 150 euros le mètre carré, pose comprise. Le nombre de matrices, la complexité du motif et le travail de reprise des bordures expliquent l'écart.
  • Le béton balayé coûte de 40 à 70 euros le mètre carré, pose comprise. Sa mise en œuvre rapide et son outillage réduit le placent au plus bas des finitions apparentes.
  • Le béton coloré coûte de 60 à 120 euros le mètre carré. La quantité de pigment, sa qualité et la finition de surface associée déterminent le prix.
  • Le béton drainant coûte de 50 à 120 euros le mètre carré. La granulométrie, l'épaisseur de la couche drainante et le raccordement aux avaloirs existants font varier le montant.

Déroulement d'un coulage de béton décoratif

Le chantier commence par le marquage de la surface, la démolition du revêtement en place et le décaissement sur 20 à 30 centimètres selon l'usage prévu. Une couche de gravier compacté constitue la forme, réglée à la pente voulue vers les avaloirs, de 1 à 2 pour cent pour une cour.

Le coffrage, en planches ou en profilés métalliques, borne la surface et donne son niveau fini. Un treillis soudé posé sur cales à mi-épaisseur limite l'ouverture des fissures, et les traversées de réseaux reçoivent des fourreaux avant le coulage.

Le béton se met en place à la goulotte, à la pompe ou à la brouette, se règle à la règle vibrante puis se talocke. La finition intervient dans la foulée, impression au pochoir, pulvérisation du désactivant ou passage du balai, selon un délai dicté par la température et par la plasticité du mélange.

La cure suit la finition, par arrosage ou par film de protection, pendant trois à sept jours. Le sciage des joints de retrait se fait dans les 24 à 48 heures, avant que le béton n'ait fissuré de lui-même.

Le décoffrage, le nettoyage et l'application d'un produit de protection terminent l'intervention. Le produit de protection se reprend tous les trois à cinq ans sur une surface très circulée, opération inscrite ensuite au plan d'entretien de la copropriété.

Spécialistes du béton décoratif retenus à Paris

Décaum : parisienne spécialisée dans l’application de béton décoratif, de béton ciré, de résine de sol et de terrazzo. Ses chantiers se situent notamment à Paris et portent sur les sols comme sur les murs.

Béton Décor Imprimé : Entreprise spécialisée dans le béton imprimé, le béton lissé et le béton imprimé mural à Paris. Elle traite aussi les revêtements de sol et de murs en béton décoratif, en version estampée, désactivée et lissée.

Brokkr : Entreprise de rénovation générale qui applique du béton ciré à Paris, en Île-de-France et dans les Hauts-de-France. Son activité porte sur les sols intérieurs, avec des finitions destinées aux pièces humides et aux rénovations.

Oblique : Entreprise artisanale spécialisée depuis 2008 dans l’élaboration et l’application de béton ciré. Elle est localisée à Vincennes et travaille à Paris sur des sols, salles de bains, plans de travail, murs, escaliers et terrazzo.

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