Récupération d'eau pluviale à Paris

Une installation de récupération d'eau de pluie réunit une cuve, un filtre posé sur la descente de gouttière, une pompe et un réseau de distribution distinct de celui de l'eau potable. En habitat collectif, la toiture et les descentes d'eaux pluviales appartiennent aux parties communes, ce qui place le projet sous décision de l'assemblée générale. La cuve prend place en cour, en sous-sol ou en vide sanitaire selon le volume retenu et les possibilités d'accès.

étude des sols

récupération eau de pluie

Collecte des eaux pluviales d'un immeuble

Une centrale de gestion répartit l'eau de la cuve vers les points d'usage et bascule sur le réseau public lorsque le niveau descend sous le seuil bas. La disconnexion se fait par surverse totale, seul montage qui interdit tout retour d'eau de pluie vers le réseau d'eau potable du bâtiment.

Intérêt d'une récupération en habitat collectif

Une installation de récupération réduit le volume d'eau pluviale rejeté au collecteur, ce qui limite sa surcharge pendant les averses. Les règlements d'assainissement imposent par ailleurs une rétention à la parcelle lors de nombreuses opérations de rénovation lourde, et la cuve remplit alors deux fonctions.

L'eau de pluie est une eau douce, dépourvue de calcaire, qui ménage les appareils et réduit la quantité de détergent nécessaire au lavage des sols. Sa collecte sur une couverture métallique demande en revanche une filtration plus poussée, les particules entraînées chargeant l'eau en métaux dissous.

Calcul du temps de retour d'une cuve

Le délai d'amortissement d'une cuve dépend du coût total posé et du volume d'eau potable qu'elle remplace. Le calcul se fait usage par usage, sur la base du prix du mètre cube facturé et des volumes réellement substituables.

La surface de toiture détermine le volume collectable. Une couverture de 300 mètres carrés en projection horizontale, surface courante pour un petit immeuble, intercepte de l'ordre de 180 mètres cubes par an sous une pluviométrie de 650 millimètres, coefficient de perte de 0,9 appliqué.

Les usages raccordés fixent ensuite le volume substituable. L'arrosage des espaces verts communs, le lavage des parties communes et le nettoyage du local à conteneurs se raccordent sans difficulté, alors que les chasses d'eau des logements supposent un réseau non potable dans chaque colonne.

Le nombre de chasses d'eau et leur contenance donnent l'essentiel du potentiel en habitat collectif. Une chasse de 6 litres actionnée quatre fois par jour et par personne représente environ 9 mètres cubes par an et par occupant.

Le lavage des sols des parties communes se chiffre sur la surface traitée et sur la fréquence de passage. Un hall et deux cages d'escalier lavés deux fois par semaine consomment quelques mètres cubes par an, poste modeste mais facile à raccorder sur un point de puisage unique.

L'arrosage des plantations et le lavage des véhicules s'évaluent séparément, ces besoins variant avec la surface entretenue et la saison. Un massif de 100 mètres carrés arrosé pendant quatre mois demande 15 à 25 mètres cubes.

L'économie annuelle s'obtient en multipliant le volume substitué par le prix du mètre cube d'eau distribuée, redevance d'assainissement comprise, cette dernière étant calculée sur le volume enregistré au compteur.

Le nombre d'années d'amortissement résulte de la division du coût total de l'installation par cette économie annuelle. Les installations collectives, qui répartissent le prix de la cuve et de la centrale sur de nombreux usages, atteignent des durées plus courtes qu'un récupérateur de maison individuelle.

L'abonnement au réseau public reste dû quel que soit le volume prélevé sur la cuve, ce qui plafonne l'économie atteignable. La déclaration de l'installation en mairie s'impose dès que l'eau de pluie alimente un usage intérieur, un double réseau mal repéré exposant au risque de retour vers l'eau potable.

Coût de pose d'une cuve de récupération

Montant d'une installation complète

Une installation complète de récupération d'eau de pluie se situe entre 1 000 € et 2 500 € pour un volume de 3 000 à 5 000 litres. Le montant suit la capacité de la cuve, le niveau de filtration, le type de pompe et l'ampleur du terrassement.

La pose dans un bâtiment existant coûte davantage, le réseau non potable devant être créé de toutes pièces et repéré sur tout son parcours. Une cuve placée en sous-sol évite le terrassement mais impose le passage de l'ouvrage par les parties communes, les modèles au-delà de 2 000 litres ne franchissant pas une porte de cave courante.

Entretien de la cuve et des filtres

L'entretien d'une installation comprend le rinçage du filtre de descente deux à quatre fois par an, le contrôle de la crépine flottante et un nettoyage du fond de cuve tous les cinq à dix ans. La vanne de disconnexion et le clapet anti-retour se vérifient à la même occasion, leur défaillance mettant en cause le réseau d'eau potable du bâtiment.

Sélection d'installateurs de récupérateurs d'eau de pluie à Paris

Aqua Saver : Établie à Paris, Aqua Saver fournit des équipements de récupération d'eau de pluie et assure la livraison et la pose des cuves. Ses chantiers portent sur la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et les Yvelines.

Celesto : Cette entreprise exécute l'installation complète de systèmes de récupération d'eau de pluie. Son intervention comprend le terrassement, la pose de la cuve, le raccordement des gouttières et la mise en place d'une station de pompage et de filtration.

VYP TP : Établie en Île-de-France, avec une présence annoncée à Paris, cette entreprise met en place des systèmes de récupération d'eau de pluie. Ses prestations comprennent l'implantation de la citerne, des filtres, des tuyauteries et de la pompe, puis l'installation sur chantier.

AQUAE : L'entreprise conçoit et met en service des systèmes de valorisation des eaux pluviales pour des bâtiments neufs ou en rénovation. Ses références citent des projets liés à Paris ainsi que des installations pour des immeubles, des tours et des sites de grande taille.

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