Entretien et création de jardin à Paris
Le métier de jardinier couvre la création des surfaces plantées et leur entretien périodique, tonte, taille, désherbage et arrosage. En habitat collectif, ces travaux portent sur des parties communes et se commandent par le syndic au titre d'un marché d'entretien, ou par l'occupant d'un balcon et d'une terrasse pour les plantations en bacs. L'organisation des passages dépend du matériel admis sur place, des horaires de travaux bruyants autorisés et du chemin d'évacuation des déchets verts.


Surfaces plantées d'un immeuble collectif
Jardin d'agrément en partie commune
Statut du sol et commande des travaux
Un jardin d'agrément, une pelouse de pied d'immeuble ou une bande arbustive le long d'une allée appartient aux parties communes. Le syndic engage l'entretien au nom du syndicat des copropriétaires et la dépense entre dans les charges, répartie selon la clé prévue au règlement pour les espaces verts.
Courette pavée et plantations en bacs
Une courette entièrement pavée reçoit des plantations en bacs plutôt qu'en pleine terre, avec un substrat allégé, une réserve d'eau et un drainage par trop-plein. Le volume de terre limité impose un remplacement partiel du substrat tous les deux à trois ans et une fertilisation plus suivie qu'en pleine terre.
Balcons et terrasses à jouissance exclusive
Un balcon ou une terrasse rattachée à un lot reste une partie commune à jouissance exclusive dans la plupart des règlements, ce qui laisse l'entretien courant des plantations à l'occupant. Le poids des bacs, de 200 à 400 kilogrammes au mètre carré pour une jardinière profonde remplie de terre humide, se vérifie avant installation sur une dalle de balcon.
Marché d'entretien passé avec le syndic
Un marché d'entretien annuel fixe le nombre de passages, les prestations incluses et le sort des déchets verts, le tout chiffré au forfait plutôt qu'à l'heure. Une copropriété dotée d'une pelouse, de massifs et d'une haie périphérique compte en général de douze à vingt passages par an, concentrés entre mars et octobre.
Le marché précise aussi les moyens employés, matériel électrique ou thermique, souffleur autorisé ou proscrit, et les plages horaires d'intervention. Ces points conditionnent la gêne subie par les occupants et figurent donc dans la décision soumise à l'assemblée générale.
Travaux de pelouse en espace commun
Création de pelouse en pied d'immeuble
Gazon semé
Un gazon semé demande un décompactage, un affinage de la terre, un épandage de 25 à 40 grammes de semences au mètre carré puis un arrosage maintenu jusqu'à la levée. La germination prend de dix à vingt jours selon la température, délai pendant lequel la surface reste interdite au passage, ce qui pose un problème sur un cheminement desservant des halls ou des caves.
Gazon en plaques
Un gazon en plaques pré-cultivées couvre immédiatement le sol et supporte le passage au bout de deux à trois semaines, ce qui convient aux pelouses traversées par les occupants. Les rouleaux pèsent de 15 à 20 kilogrammes chacun et se portent à la main lorsque aucun véhicule n'atteint la surface à engazonner.
Gazon synthétique
Un gazon synthétique remplace la pelouse semée dans les cours fermées où la lumière manque, sans arrosage ni tonte. Sa pose en partie commune change l'aspect du sol et passe donc par une décision de l'assemblée générale.
Tonte d'une pelouse de copropriété
La première tonte de l'année se pratique au printemps, quand l'herbe atteint 8 à 10 centimètres, puis chaque semaine pendant la pousse active. L'été ralentit la croissance et l'intervalle passe à dix ou quinze jours, l'automne espace encore les passages et l'hiver les interrompt.
La tondeuse employée dans une cour ou sur une pelouse de 100 à 300 mètres carrés reste un modèle poussé de 40 à 50 centimètres de largeur de coupe, seul format qui franchit une porte de local commun et un couloir d'entrée. Un modèle électrique sur batterie évite le stockage de carburant dans un local de l'immeuble, point que beaucoup de règlements interdisent.
Débroussaillage d'une parcelle commune laissée en friche
Un terrain commun non entretenu depuis plusieurs saisons se reprend à la débroussailleuse à fil puis à couteau, en deux passes, avant tout semis ou plantation. Le volume de végétation coupée atteint plusieurs mètres cubes pour quelques centaines de mètres carrés, ce qui impose de prévoir le stockage temporaire des coupes et leur sortie par un accès carrossable.
Désherbage des allées et des pieds de mur
Le désherbage des allées, des joints de pavés et des pieds de mur s'effectue par binage, brossage mécanique ou passage d'un désherbeur thermique, l'emploi de produits phytopharmaceutiques étant écarté dans les espaces accessibles aux occupants. Deux à quatre passages par saison suffisent sur une cour pavée, davantage sur un joint sableux exposé au soleil.
Taille des haies et petit élagage en limite
Une haie séparant deux parcelles se taille sur les deux faces et au sommet, à hauteur constante, une à deux fois par an selon l'essence. La taille de la face tournée vers la parcelle voisine suppose un accès depuis ce fonds, accord à obtenir avant le chantier, faute de quoi l'entreprise travaille en se penchant au-dessus de la limite avec un taille-haie sur perche.
Arrosage automatique raccordé au compteur commun
Une installation d'arrosage automatique comprend un réseau de tuyaux polyéthylène enterrés de 20 à 30 centimètres, des électrovannes en regard, des arroseurs escamotables ou des lignes de goutteurs, et un programmateur. Le raccordement se fait sur le compteur commun de l'immeuble, avec un clapet anti-retour et un robinet de purge, et la consommation se répartit alors dans les charges générales.
Potager partagé dans une cour d'immeuble
Un potager partagé occupe des bacs surélevés de 40 à 60 centimètres de hauteur, posés sur le pavage sans ancrage. L'affectation d'une partie de la cour à cet usage modifie la destination d'une partie commune et relève d'un vote de l'assemblée, qui fixe aussi la répartition de l'eau consommée et la remise en état en cas d'abandon du projet.
Accès au jardin et sortie des déchets verts
Le matériel d'entretien entre par le porche, le couloir d'entrée ou un local commun, ce qui écarte les engins autoportés et les remorques sur la plupart des sites. Un local fermé mis à disposition de l'entreprise par la copropriété évite de rapporter tondeuse, taille-haie et outillage à chaque passage, et raccourcit la durée facturée.
Les déchets verts sortent en sacs ou en bacs roulants jusqu'au camion stationné sur la voie publique, le broyage sur place étant rarement possible dans une cour. Une tonte de 300 mètres carrés produit de trois à cinq sacs de 100 litres, une taille de haie de 20 mètres linéaires nettement plus, ce qui conduit parfois à prévoir une benne et une autorisation de stationnement.
Horaires de travaux et nuisances sonores
La tondeuse, le taille-haie et surtout le souffleur produisent un bruit que les façades d'une cour fermée renvoient vers les logements des étages. Les arrêtés municipaux encadrent les plages horaires des travaux bruyants dans l'habitat, avec interruption en début de matinée, à l'heure du déjeuner, en soirée et le dimanche, et le règlement de copropriété resserre parfois ces plages.
Le choix d'un matériel sur batterie abaisse le niveau sonore de plusieurs décibels par rapport à un moteur thermique équivalent et supprime les gaz d'échappement dans un espace confiné. Le remplacement du souffleur par un balayage manuel règle à lui seul la plupart des réclamations d'occupants.
Mitoyenneté et plantations en limite séparative
Le Code civil fixe la distance de plantation à 50 centimètres de la limite pour un végétal qui reste sous 2 mètres de hauteur, et à 2 mètres pour un sujet destiné à la dépasser, sauf usage local contraire. Une haie plantée au ras d'un mur mitoyen reste donc une source de litige entre deux copropriétés voisines.
L'article 673 du Code civil met la coupe des branches débordant sur le fonds voisin à la charge du propriétaire du végétal. Le voisin gêné peut recouper les racines et les brindilles à l'aplomb de la limite, mais pas les branches en surplomb, qu'il doit demander au syndicat propriétaire de la plantation.
Tarif horaire d'un jardinier
Le tarif d'un jardinier se situe entre 20 et 40 euros de l'heure, montant qui dépend de la surface traitée, du matériel engagé et de la nature des travaux. Un entretien périodique se contracte le plus souvent au forfait annuel, alors qu'une création de massif ou une reprise de sol se chiffre au mètre carré.
Le portage du matériel par un couloir ou un escalier, la sortie des déchets verts en sacs et l'absence d'aire de stockage dans l'immeuble ajoutent du temps à chaque passage. Une copropriété qui met un local à disposition et autorise le stationnement d'un véhicule dans la cour obtient un forfait d'entretien plus bas qu'un site accessible uniquement à pied.
Prix d'un arrosage automatique installé
Le prix d'une installation d'arrosage automatique va de 500 à 3 000 euros, selon la surface desservie, le nombre de voies commandées et la longueur de réseau à enterrer. L'ouverture des tranchées à la main dans une cour pavée, le démontage et la repose des pavés et le raccordement sur le compteur commun placent un chantier d'immeuble dans le haut de cette plage.
Sélection de paysagistes à Paris
Paris Jardin : Basée à Paris, Paris Jardin crée et entretient des jardins. Son activité couvre aussi les terrasses et les aménagements extérieurs, avec des interventions annoncées dans toute l’Île-de-France.
Avenir Jardins : Implantée à Paris, Avenir Jardins crée des jardins, aménage des espaces verts et réalise des terrasses sur mesure. L'entreprise assure également l'entretien d'espaces verts et annonce une certification QualiPaysage.
Fiorellino : Installée à Paris, Fiorellino dessine et monte des jardins, terrasses et balcons sur mesure. Son activité va de la conception à l'entretien des espaces extérieurs.
Paris Paysage : Basée à Paris 8, Paris Paysage crée des jardins, pose pelouse et gazon et assure l’entretien régulier d’espaces verts. Son activité comprend aussi la création de terrasse et un suivi d’intervention à Paris et en Île-de-France.
Autres entreprises réalisant des travaux d'aménagement paysager
