Poseur de gazon synthétique à Paris
Le gazon synthétique est un revêtement de fibres plastiques qui reproduit l'aspect d'une pelouse sans arrosage ni tonte. Sa pose concerne les cours d'immeuble, les balcons, les terrasses et les toits-terrasses, c'est-à-dire des surfaces où une pelouse semée ne tient pas, faute de terre ou de lumière. L'intervention porte sur une partie commune ou sur une partie privative selon l'emplacement, ce qui détermine qui décide des travaux et qui en supporte le coût.


Gazon synthétique posé en habitat collectif
Un gazon synthétique réunit des fibres de polyéthylène, de polypropylène ou de polyamide piquées sur une trame, elle-même enduite au dos de polyuréthane ou de latex qui bloque les touffes. Un remplissage de sable siliceux ou de granulat souple complète parfois l'ensemble pour maintenir les brins droits et lester le lé.
Une cour d'immeuble fermée par quatre façades reçoit peu de lumière directe et un ruissellement concentré en pied de descente d'eau, deux conditions qui font dépérir une pelouse semée. Le revêtement synthétique garde un aspect constant dans ces situations, pour une durée de service de 10 à 20 ans selon la densité des fibres et l'intensité du passage.
Hauteur de brin et densité selon le passage
La hauteur de brin varie de 20 à 25 millimètres pour un balcon ou une terrasse de faible surface, et monte à 35 ou 40 millimètres pour une cour ouverte à la circulation des occupants. Une densité élevée de touffes au mètre carré limite l'écrasement des fibres dans les zones de passage répété, devant un local à vélos ou le long d'un cheminement vers les caves.
Autorisation de la copropriété pour un revêtement de cour
Modification de l'aspect d'une partie commune
Une cour, un jardin d'agrément ou une bande plantée d'immeuble relève des parties communes, et le remplacement de son sol change l'aspect de ces surfaces. Le projet se présente donc à l'assemblée générale, avec la nature du revêtement, la surface traitée et l'entreprise retenue, le syndic passant ensuite commande au nom du syndicat des copropriétaires.
Pose sur un balcon ou une terrasse à jouissance privative
Un balcon ou une terrasse attachée à un lot constitue dans la plupart des règlements une partie commune à jouissance exclusive, dont le sol et l'étanchéité restent sous la responsabilité du syndicat. La pose d'un revêtement libre, posé sans collage ni percement, reste la solution admise dans ce cas, tandis qu'un collage en plein suppose un accord préalable.
Harmonie des façades et vue depuis les étages
Un revêtement vert vif posé sur une loggia ou un balcon reste visible depuis la rue et depuis les logements supérieurs, ce que certains règlements encadrent au titre de l'aspect extérieur du bâtiment. Une teinte sombre à brins bicolores passe plus discrètement qu'un vert uniforme et vieillit mieux sous un éclairement partiel.
Pose sur dalle de balcon et sur toit-terrasse
Protection de l'étanchéité existante
Une toiture-terrasse ou un balcon étanché reçoit le gazon en pose libre sur la protection existante, sans cheville, sans vis et sans colle, afin de ne pas percer la membrane bitumineuse. Un lé posé directement sur une étanchéité apparente s'accompagne d'une natte de désolidarisation drainante qui laisse circuler l'eau et l'air entre le revêtement et le complexe.
Évacuation des eaux et siphons de sol
L'eau de pluie traverse le gazon par les perforations de la trame, à raison de quelques dizaines de litres par mètre carré et par heure selon le produit. Les siphons de sol et les barbacanes restent dégagés par une découpe soignée du lé et par la pose d'une grille de visite, un orifice recouvert provoquant une stagnation puis une remontée d'eau sous le seuil des portes-fenêtres.
Lest et fixation sans percement
Un lé posé en terrasse se tient par son propre poids, de 2 à 3 kilogrammes au mètre carré, complété par un remplissage de sable et par des profilés de bordure lestés. Un angle de balcon exposé au vent se maintient avec une bande de colle double face sur un support propre et sec plutôt qu'avec une fixation mécanique.
Pose en pleine terre dans une cour
Une pose sur cour en terre commence par un décaissement de 8 à 12 centimètres, suivi de la mise en place d'un géotextile anti-racines, d'une couche de sable concassé 0/6 compactée puis réglée à la pente. Le revêtement se déroule ensuite sur cette assise, fibres orientées dans le même sens, et se fixe en périphérie par des clous de sol ou un profilé enterré.
Les jonctions entre lés se réalisent bord à bord, trame contre trame, sur une bande de pontage collée au polyuréthane bicomposant. Une jonction décalée de quelques millimètres laisse apparaître une ligne claire dans la pelouse, défaut qui se voit d'autant plus dans une cour vue d'en haut depuis les étages.
Accès au chantier et manutention des matériaux
Rouleaux de 2 ou 4 mètres et cage d'escalier
Un gazon synthétique se livre en rouleaux de 2 ou 4 mètres de largeur, longs de plusieurs mètres et pesant de 30 à 80 kilogrammes. Un rouleau de 4 mètres ne tourne pas dans une cage d'escalier ni dans un ascenseur, ce qui conduit à commander une largeur de 2 mètres pour un chantier en étage, au prix de jonctions plus nombreuses.
Évacuation des terres et apport des granulats
Le décaissement d'une cour de 30 mètres carrés produit environ 3 mètres cubes de terre, volume qui sort en sacs portés par le couloir d'entrée lorsque aucun engin n'accède à la cour. Le sable et le concassé entrent par le même chemin, en sacs de 25 kilogrammes, ce qui pèse sur la durée du chantier bien plus que la pose du revêtement lui-même.
Découpe des lés et poste de travail
La découpe des lés demande une surface plane dégagée de 10 à 15 mètres carrés, que le chantier trouve dans la cour, dans un local commun ou sur le trottoir avec une autorisation d'occupation du domaine public. Les chutes de découpe représentent de 10 à 15 pour cent de la surface commandée dans une cour aux angles irréguliers.
Nuisances de chantier et horaires d'intervention
La découpe du revêtement se fait au cutter et ne produit aucun bruit, à la différence du décaissement et du compactage, qui mobilisent une plaque vibrante dont le bruit se réfléchit sur les façades d'une cour fermée. Les arrêtés municipaux limitent les plages horaires des travaux bruyants dans l'habitat, et le règlement de copropriété les resserre parfois davantage.
La colle polyuréthane employée pour les jonctions dégage une odeur marquée pendant quelques heures dans un espace confiné. Une note affichée dans le hall avant le chantier permet aux occupants des premiers niveaux de fermer leurs fenêtres pendant la journée de pose.
Mitoyenneté et limites d'une cour d'immeuble
Une cour parisienne jouxte fréquemment celle de l'immeuble voisin, séparée par un mur mitoyen dont le pied reçoit le revêtement. La bordure s'arrête à l'aplomb de la limite séparative, sans recouvrir la base du mur, afin de laisser respirer la maçonnerie et de ne pas créer de rétention d'eau contre l'enduit.
La reprise du nivellement d'une cour modifie le sens d'écoulement des eaux de ruissellement. Une pente dirigée vers la parcelle voisine crée un rejet que le propriétaire du fonds voisin n'a pas à supporter, et le réglage se fait donc vers les avaloirs de la cour traitée.
Prix au m² d'un gazon artificiel
Le prix au mètre carré d'un gazon artificiel se situe entre 15 et 60 euros pour la seule fourniture, selon la matière de la fibre, sa hauteur et le nombre de touffes au mètre carré. La pose porte le total entre 30 et 100 euros le mètre carré, le haut de la plage correspondant à un décaissement complet, une assise en concassé et des jonctions collées.
Majorations propres à un chantier en étage
Le portage des matériaux par un escalier, l'évacuation des terres en sacs et l'absence de poste de découpe sur place allongent la durée du chantier de plusieurs heures par rapport à une cour accessible en véhicule. Une petite surface, de 10 à 20 mètres carrés sur un balcon, se facture au mètre carré plus cher qu'une cour de 60 mètres carrés, les frais de déplacement et de préparation se répartissant sur moins de surface.
Postes facturés en complément
Le géotextile anti-racines, la natte drainante de désolidarisation, les profilés de bordure, les bandes de pontage et la colle bicomposant se chiffrent séparément de la fourniture du revêtement. Le remplissage de sable siliceux s'ajoute au mètre carré traité, à raison de 5 à 10 kilogrammes par mètre carré selon la hauteur de brin.
Marques de gazons synthétiques et formats de rouleau
Plusieurs marques de gazon synthétique sont distribuées en France, parmi lesquelles Primaflor, WerkaPro, LITA et Carpeto Rugs. La comparaison entre produits porte sur la densité des fibres, la hauteur de brin, la nature de l'enduction au dos et la largeur de rouleau proposée, ce dernier point conditionnant la faisabilité d'une pose en étage.
Poseurs de gazon artificiel retenus à Paris
Magic Grass : À Paris, Magic Grass cette entreprise pose et installe le gazon synthétique. Les chantiers portent sur des supports variés, terrasses, balcons, jardins et abords de piscine.
Gazon Synthétique Francilien : À Paris, Gazon Synthétique Francilien cette société vend et pose des gazons synthétiques. Les usages annoncés concernent les jardins, les tours de piscine, les toits-terrasses, les balcons et les cours intérieures.
Décorasol : À Paris, Décorasol fournit du gazon synthétique et d'autres revêtements de sols. Le catalogue annonce plusieurs épaisseurs de pelouse artificielle et couvre aussi les aménagements extérieurs.
Ets Dubois Gazon : À Paris, Ets Dubois Gazon pose et entretient le gazon synthétique. Les interventions concernent les particuliers comme les professionnels et portent sur des aménagements extérieurs et des surfaces artificielles.

