Travaux d'assainissement dans le Val-d'Oise

Une maison que le réseau public de collecte ne dessert pas traite ses eaux usées sur son propre terrain. L'installation comprend un prétraitement, fosse toutes eaux ou microstation, puis un traitement par le sol ou par un massif filtrant, et le rejet des eaux traitées par infiltration ou vers un exutoire. Le terrain fixe l'essentiel du projet, par sa perméabilité, sa surface libre, sa pente et la position des ouvrages existants. L'accès du camion de vidange jusqu'à la cuve conditionne enfin l'emplacement retenu.

 

étude des sols

assainissement

Surface de terrain nécessaire à une filière

La surface mobilisée par un assainissement autonome va de quelques mètres carrés à plus de 100 mètres carrés selon le traitement retenu. Un épandage souterrain sur un sol peu perméable demande 60 à 120 mètres carrés de tranchées, un filtre à sable vertical drainé 20 à 30 mètres carrés, un filtre compact ou une microstation moins de 10 mètres carrés. Une parcelle de pavillon étroite oriente donc le projet vers les filières compactes, plus coûteuses à l'achat et soumises à un entretien suivi.

Fosse toutes eaux et fosse septique ancienne

Une fosse septique ne reçoit que les eaux des toilettes et ne constitue plus un prétraitement admis pour une installation neuve. La fosse toutes eaux, qui reçoit l'ensemble des eaux usées domestiques, eaux de cuisine et de salle de bains comprises, s'impose sur tout nouveau dispositif d'assainissement non collectif.

Les fosses septiques en place sur d'anciens pavillons restent utilisables tant qu'elles fonctionnent et ne créent ni nuisance ni pollution. Le service public d'assainissement non collectif contrôle périodiquement ces installations et fixe, le cas échéant, un délai de mise en conformité. Le remplacement conduit alors à une fosse toutes eaux suivie d'un traitement, ou à une microstation agréée.

Prix d'une installation sur un terrain de pavillon

Prix d'une microstation d'épuration

Le prix d'une microstation d'épuration se situe entre 6 000 et 12 000 euros, pose comprise. Le montant dépend de la capacité nominale de l'appareil, du modèle retenu et des conditions du terrain, une nappe proche de la surface ou un sol rocheux alourdissant le terrassement et le lestage de la cuve.

La consommation électrique d'une microstation reste de l'ordre de 30 à 80 kilowattheures par an pour un logement de 4 à 6 équivalents-habitants. L'alimentation part du tableau de la maison par un câble enterré sous fourreau, sur un circuit protégé.

Accès du camion de vidange à la cuve

La vidange d'une cuve se fait par un camion hydrocureur, dont le tuyau porte à 30 ou 40 mètres au maximum. Une cuve implantée en fond de jardin, derrière un portail étroit ou en contrebas d'un talus devient coûteuse à entretenir, et l'emplacement se choisit en tenant compte de ce trajet.

Les regards d'accès, de répartition et de bouclage restent apparents au niveau du sol fini, avec des tampons dégagés et repérables. Un regard enterré sous une pelouse ou sous une terrasse se retrouve à la sonde et se rouvre au terrassement, opération facturée à chaque intervention.

Le contrôle périodique du service public d'assainissement non collectif intervient tous les 4 à 8 ans selon la commune. La vérification porte sur l'état des ouvrages, sur le respect des distances d'implantation et sur l'absence de rejet non conforme sur le terrain.

Vidange des microstations d'épuration

La vidange d'une microstation s'impose lorsque les boues occupent environ 30 % du volume utile de la cuve, soit une fréquence de 1 à 4 ans selon l'occupation du logement. Un pavillon occupé par intermittence produit moins de boues mais expose la culture bactérienne à des arrêts d'alimentation.

Entretien courant de la filière

L'entretien d'une microstation réunit la vidange des boues, le contrôle du compresseur ou de la turbine, le nettoyage des diffuseurs d'air et la vérification du dégrilleur. Un contrat annuel avec l'installateur couvre généralement ces opérations.

Le rejet des eaux traitées se fait par infiltration dans le sol de la parcelle, par un puits d'infiltration ou vers un fossé, selon la perméabilité mesurée et l'autorisation obtenue auprès du propriétaire ou du gestionnaire de l'ouvrage récepteur. Une infiltration sur la parcelle demande une surface libre non circulée, non plantée d'arbres et située en aval des ouvrages de prétraitement.

Entreprises d'assainissement dans le Val-d'Oise

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Zones couvertes

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Arrondissement de Sarcelles : Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Goussainville, Villiers-le-Bel, Gonesse, Deuil-la-Barre, Montmorency, Saint-Gratien, Soisy-sous-Montmorency, Domont

Arrondissement d'Argenteuil : Argenteuil, Franconville, Ermont, Herblay-sur-Seine, Bezons, Sannois, Taverny, Eaubonne, Cormeilles-en-Parisis, Montigny-lès-Cormeilles, Saint-Leu-la-Forêt

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