Chauffe-eau solaire à Paris

Un chauffe-eau solaire posé sur un immeuble collectif engage la toiture, les façades et les gaines techniques, tous ouvrages qui appartiennent aux parties communes. Deux montages se rencontrent, l'installation collective qui alimente un ballon unique et distribue l'eau chaude par une colonne montante, et l'installation individuelle réservée à un lot, qui occupe une partie de la toiture commune. Chacune suppose une décision de l'assemblée générale, une convention d'occupation et une organisation du chantier compatible avec la vie de l'immeuble.

étude des sols

chauffe-eau solaire

Montages collectifs et montages individuels

Une installation solaire collective regroupe les capteurs en toiture, un ballon de stockage placé en local technique et une distribution par colonne montante jusqu'aux logements. L'ensemble reste un équipement commun, financé et entretenu par la copropriété.

Un chauffe-eau solaire individuel raccordé à un seul lot comporte ses propres capteurs, son ballon dans le logement ou en cave et ses liaisons hydrauliques. Son propriétaire supporte les frais, mais il occupe durablement une surface de toiture et une gaine qui ne lui appartiennent pas.

Le montage dit solaire collectif à appoint individualisé constitue une position intermédiaire, avec une boucle solaire commune qui préchauffe l'eau et un ballon par appartement pour l'appoint. La répartition des charges suit alors les volumes comptés à l'entrée de chaque logement.

Le comptage détermine la facturation dans tous les cas où la production est commune. Un compteur d'énergie thermique sur la boucle solaire et des compteurs d'eau chaude par logement permettent de répartir la consommation sans passer par les tantièmes.

Emplacement des capteurs sur un immeuble

La toiture-terrasse accueille les capteurs sur châssis lestés ou sur plots, montage qui évite de percer l'étanchéité mais qui ajoute une charge de 100 à 150 kilogrammes par mètre carré de lestage. Un calcul de descente de charges porte sur la dalle et sur les poteaux, avant toute commande de matériel.

Une couverture en zinc à joint debout reçoit les capteurs sur pattes à sertir prises dans les joints debout, sans perforation du bac. Les traversées de couverture se traitent par manchon soudé par un zingueur, et non par simple collerette, la reprise relevant du même marché que la pose des capteurs.

Les cheminées, les souches, les édicules d'ascenseur et les immeubles voisins plus hauts portent des ombres qui réduisent la production d'une installation en ville. Une étude de masque, faite sur plan de toiture et sur levé des hauteurs mitoyennes, écarte les emplacements inexploitables avant l'implantation définitive.

Autorisation de la copropriété et convention

La pose de capteurs sur un ouvrage commun passe par un vote en assemblée générale, à l'ordre du jour duquel figurent un projet chiffré, l'emplacement précis et le tracé des canalisations. Un propriétaire qui installe pour son seul lot obtient une autorisation nominative, assortie d'une convention qui fixe l'entretien, la responsabilité des fuites et la remise en état de la toiture au départ de l'équipement.

Le passage des liaisons hydrauliques emprunte une gaine technique, une cage d'escalier ou une façade de cour, trois cheminements qui appartiennent à la copropriété. Le tracé retenu figure dans l'autorisation, avec le mode de calorifugeage et la protection coupe-feu des traversées de plancher.

Les travaux qui modifient l'aspect extérieur de l'immeuble donnent lieu à une déclaration préalable en mairie, déposée par le syndic pour une installation commune et par le copropriétaire pour une installation privative. Un immeuble situé dans un périmètre protégé fait l'objet d'une consultation de l'architecte des bâtiments de France, qui écarte souvent les implantations visibles depuis la rue.

L'accès au chantier se règle avant le démarrage avec le syndic et le gardien. Les capteurs pèsent de 35 à 45 kilogrammes l'unité et mesurent environ 2 mètres sur 1, dimensions qui interdisent l'ascenseur et imposent un monte-matériaux en façade, une grue mobile ou un passage par une trappe de toiture avec balisage de la zone au sol.

Nuisances de chantier et horaires de travaux

Le perçage des planchers pour la colonne, la fixation des châssis en toiture et le carottage des murs porteurs transmettent un bruit solidien dans tout l'immeuble. Ces phases se regroupent sur quelques demi-journées, dans les plages autorisées par le règlement de copropriété et par les arrêtés municipaux, et une coupure d'eau chaude de une à deux journées accompagne le raccordement du ballon sur la distribution existante.

Prix d'une installation solaire thermique

Un chauffe-eau solaire individuel posé sur toiture revient de 3 500 € à 6 500 € pour 3 à 5 mètres carrés de capteurs et un ballon de 200 à 300 litres. Le mode de fixation en terrasse ou en zinc, la longueur des liaisons et le recours à un monte-matériaux expliquent une large part de l'écart.

Une installation collective se chiffre de 1 000 € à 1 800 € par mètre carré de capteur, local technique, ballons et régulation compris, soit de 30 000 € à 90 000 € pour un immeuble de vingt à quarante logements. Les compteurs d'eau chaude par appartement ajoutent de 150 € à 350 € par logement, et l'échafaudage ou la grue de 2 000 € à 8 000 € selon la hauteur et l'emprise sur la voirie.

Sélection d'installateurs de chauffe-eau solaires à Paris

Solaire Thermique France : Implantée à Paris, Solaire Thermique France, certifiée RGE, travaille en Île-de-France sur la pose, la réhabilitation et la maintenance d’installations solaires thermiques destinées à la production d’eau chaude sanitaire. Son activité porte sur des bâtiments résidentiels collectifs, tertiaires et industriels, avec des missions d’audit, de diagnostic et de maintenance préventive.

SOPEX-CEMT : Implantée à Paris, SOPEX-CEMT exerce en plomberie et en chauffage. Son activité comprend la pose de panneaux solaires thermiques et de chauffe-eau solaire, ainsi que l’installation, le dépannage et la rénovation des équipements associés.

ECO RENOV : Implantée à Paris, ECO RENOV conduit des travaux d’isolation, de chauffage, de plomberie et de climatisation. Son objet social couvre aussi l’installation de chauffe-eau solaire et la fourniture ou la pose de systèmes solaires combinés.

YODAV : Implantée à Paris, YODAV prend en charge des prestations tous corps d’état du bâtiment. L’entreprise détient la qualification Qualisol Combi, adaptée aux installations de chauffage et d’eau chaude solaire, ainsi que d’autres certifications RGE portant sur les équipements énergétiques.

Métiers associés au solaire thermique en copropriété

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