Faux plafond / plafond suspendu à Paris

Un faux plafond se monte sous le plancher séparatif qui porte le logement du dessus, ce qui place l'ouvrage à la limite entre le lot privatif et le gros œuvre de l'immeuble. Les points d'accrochage traversent un élément commun, et le plénum créé entre les deux niveaux communique parfois avec le lot voisin. Le montage suppose d'acheminer des plaques de 2,50 mètres en étage, de protéger les circulations communes et de limiter le bruit du perçage. Le choix du système dépend de la hauteur disponible, de la nature du plancher et du résultat acoustique recherché.

faux plafond

Fonctions d'un plafond rapporté en appartement

  • Un plafond rapporté réduit les bruits d'impact venus du logement supérieur, à condition d'être désolidarisé du plancher par des suspentes antivibratiles et garni de laine minérale.
  • Le plénum créé entre le plancher et la sous-face loge les gaines électriques, les conduits de ventilation et les canalisations d'eau qui ne peuvent plus passer en dalle dans un immeuble ancien.
  • Un faux plafond rattrape le dévers d'un plancher à poutrelles bois, fréquent dans les immeubles parisiens antérieurs à 1900, où l'écart atteint plusieurs centimètres d'un bout de pièce à l'autre.
  • Les moulures et les corniches en plâtre d'origine se conservent quand le plafond rapporté s'arrête avant la périphérie, sur un retour vertical qui laisse la corniche visible.
  • L'encastrement de luminaires devient possible sans percer le plancher séparatif, les boîtiers et leurs câbles restant logés dans le plénum.
  • Les dalles démontables sur ossature apparente laissent l'accès aux colonnes montantes et aux vannes d'arrêt situées en plafond de cave, de couloir ou de local technique.
  • Une toile tendue sur profilés périphériques se pose sans enduit ni ponçage, ce qui réduit la poussière dans un logement occupé et raccourcit la durée du chantier.

Accrochage sur un plancher séparatif commun

Le plancher qui sépare deux logements superposés constitue un élément de gros œuvre, donc une partie commune, même si ses deux faces appartiennent à des lots privatifs. Les suspentes d'un faux plafond s'y fixent par chevilles, ce qui conduit en pratique à informer le syndic et, pour un ouvrage lourd ou un percement traversant, à obtenir une autorisation de l'assemblée générale.

Les planchers parisiens à poutrelles métalliques et remplissage de plâtre ou de brique n'offrent pas une portance uniforme. Les suspentes se fixent dans les poutrelles ou dans les voûtains, repérés au détecteur de métal, et jamais sur une canalisation, une gaine de ventilation ou un chemin de câbles, interdiction posée par les documents techniques de pose.

Un plancher bois ancien se sonde avant toute fixation. Les solives de 8 sur 20 centimètres espacées de 40 à 50 centimètres portent l'ossature, le plâtre sur lattis intermédiaire ne porte rien. Une ossature courante admet 10 à 15 kilogrammes le mètre carré, charge à doubler en points d'accrochage au delà.

La hauteur sous plafond disponible décide du système. Un logement haussmannien de 2,90 mètres supporte une dépose de 10 à 15 centimètres pour des spots encastrés, un logement d'immeuble des années 1960 de 2,45 mètres se limite à une toile tendue ou à des fourrures sur appuis courts, sous peine de descendre sous 2,30 mètres.

Recoupement du plénum entre deux lots

Le plénum d'un faux plafond communique avec le lot voisin dès que la cloison séparative s'arrête sous le plancher sans être rejointe. Un écran de recoupement en plaques de plâtre ou en laine minérale haute densité se monte alors au droit de la limite séparative, sur toute la hauteur du vide, pour couper le passage du bruit aérien et la propagation du feu.

Les cloisons mitoyennes d'appartements parisiens, briques plâtrières de 5 à 10 centimètres ou cloisons de plâtre sur carcasse bois, montent rarement jusqu'au plancher supérieur. Le dévoiement d'une gaine ou d'un conduit dans le plénum ne doit pas traverser cette limite sans accord du lot voisin, puisque le vide au-dessus d'une cloison séparative suit le même statut qu'elle.

Un plafond qui participe à l'isolement acoustique entre deux logements se monte selon un procédé validé par essai, avec les mêmes plaques, les mêmes suspentes et le même isolant. Une suspente rigide ou une vis traversante suffit à annuler le gain, un plafond désolidarisé garni de 100 millimètres de laine apportant sinon 8 à 15 décibels d'affaiblissement supplémentaire au plancher existant.

Approvisionnement en étage et protection des communs

Une plaque de plâtre de 1 200 sur 2 500 millimètres en 12,5 millimètres d'épaisseur pèse 28 kilogrammes et ne passe pas dans une cabine d'ascenseur ancienne de 0,80 mètre sur 1,10 mètre. Le portage se fait à deux dans l'escalier, avec un passage libre suffisant dans les quarts tournants, ou par recours à des plaques de 2 000 millimètres plus faciles à manœuvrer.

Les circulations communes se protègent avant la première livraison. Les marches, les paliers, le sol du hall et la cabine d'ascenseur reçoivent des plaques de carton fort ou un film adhésif, et le stockage des plaques se fait dans le logement, à plat et sur cales, jamais sur un palier qui doit rester dégagé pour l'évacuation.

La dépose d'un ancien plafond en plâtre sur lattis produit un volume de gravats important, de l'ordre de 40 à 60 kilogrammes au mètre carré. Les sacs descendent par l'escalier, un monte-matériaux en façade ou une goulotte restant soumis à autorisation. Une benne posée sur la chaussée demande une autorisation de stationnement payante délivrée par la mairie.

Horaires de travaux et bruit transmis aux voisins

Le perçage du plancher séparatif au perforateur transmet directement le bruit au logement du dessus, par voie solidienne, avec des niveaux qui dépassent 90 décibels dans la pièce située au-dessus du point de perçage. Le ponçage des enduits et le vissage des plaques restent nettement moins gênants.

Les plages d'intervention bruyante découlent de l'arrêté préfectoral et du règlement de copropriété, le plus souvent de 8 ou 9 heures à 19 ou 20 heures en semaine, avec une plage réduite le samedi et l'arrêt le dimanche et les jours fériés. Le perçage se regroupe utilement sur une demi-journée annoncée par un avis affiché dans le hall.

Le traitement des joints impose deux passes d'enduit espacées de 24 heures, puis un ponçage, ce qui porte le chantier d'une pièce à trois jours au minimum. Une équipe de deux plaquistes pose 25 à 40 mètres carrés de sous-face par jour, joints non compris, et 50 à 70 mètres carrés de plafond démontable.

Prix d'un faux plafond posé en appartement

Le prix d'un faux plafond en plaques de plâtre sur ossature métallique se situe entre 35 et 60 euros le mètre carré, joints traités et sous-face prête à peindre. Un plafond acoustique désolidarisé par suspentes antivibratiles et garni de laine minérale ajoute 15 à 30 euros le mètre carré.

Un plafond démontable en dalles minérales va de 40 à 85 euros le mètre carré, une toile tendue de 70 à 130 euros. La mise en peinture de la sous-face revient à 20 ou 40 euros le mètre carré en deux couches. Le portage des matériaux dans un immeuble sans ascenseur se chiffre de 2 à 5 euros par plaque, et la dépose d'un ancien plafond sur lattis de 15 à 30 euros le mètre carré, évacuation comprise.

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Métiers voisins posant des faux-plafonds

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