Interphone, visiophone, contrôle d'accès à Paris
Un équipement d'interphonie d'immeuble associe une platine installée à la porte sur rue, un poste intérieur dans chaque logement et un organe de condamnation du vantail. L'ensemble appartient aux parties communes jusqu'au poste intérieur, ce qui place son remplacement parmi les décisions d'assemblée générale et son entretien dans les charges. Le chantier traverse la cage d'escalier, du hall au dernier étage, et touche chaque palier. La gestion des badges et des codes revient ensuite au syndic.


Composants d'une installation d'interphonie collective
Une installation d'interphonie collective comprend quatre ensembles, la platine de rue, la colonne de câbles qui monte dans la cage d'escalier, les postes intérieurs des logements et l'organe de condamnation de la porte cochère ou de la porte du hall.
La platine se fixe en saillie ou encastrée dans l'embrasure, en applique sur un piédroit ou sur le tableau de la porte cochère. Les modèles d'immeuble se classent en deux familles, les platines à boutons d'appel avec porte-étiquettes, limitées à une vingtaine de lots, et les platines à défilement de noms sur afficheur, qui desservent plusieurs dizaines de logements sans multiplier les boutons.
Le poste intérieur, combiné audio ou moniteur vidéo, se place dans l'entrée de chaque logement et commande l'ouverture de la porte commune. Sa fourniture et sa pose entrent dans le marché collectif, mais l'appareil, situé à l'intérieur du lot, devient ensuite un élément dont l'occupant assure l'usage courant.
L'organe de condamnation du vantail d'entrée est une gâche électrique logée dans le dormant, une ventouse électromagnétique de 150 à 500 kilogrammes de force de maintien, ou une serrure motorisée pour une porte cochère lourde. Un ferme-porte accompagne toujours ce dispositif, avec un effort d'ouverture limité à 50 newtons.
Décision de la copropriété et répartition des charges
Le remplacement d'une installation d'interphonie se vote en assemblée générale, sur un devis annexé à la convocation. La résolution précise le matériel, le nombre de postes intérieurs, le mode de gestion des badges et la durée de garantie, puisque l'ensemble constitue un équipement commun dont la dépense se répartit selon les tantièmes.
Le passage d'un interphone audio à un visiophone soulève une question d'image des parties communes. La caméra de la platine cadre l'espace situé devant la porte sur rue, et son champ ne couvre ni le trottoir ni la voie publique au-delà de ce qui est nécessaire, l'enregistrement continu des images restant exclu d'un simple visiophone.
Un lot dont l'occupant refuse l'accès à son logement pour la pose du poste intérieur bloque la réception du marché. La convocation et l'avis de passage affiché dans le hall fixent les créneaux de visite, et un second passage se facture en supplément.
Câblage dans la cage d'escalier
Les systèmes à deux fils transportent la phonie, l'image et l'alimentation sur une même paire, ce qui permet de réutiliser la colonne d'un ancien interphone audio sur 100 à 200 mètres de parcours. Le maintien du câblage existant divise le coût du chantier et évite l'ouverture des gaines, point décisif dans un immeuble ancien.
La création d'une colonne neuve passe par la gaine technique quand elle existe, ou sous moulure en applique le long du limon d'escalier. Le percement des planchers de palier pour un nouveau fourreau touche des éléments communs et figure dans la résolution votée, avec la reprise des peintures et des moulures en plâtre après passage.
Les conducteurs d'interphonie fonctionnent en très basse tension et se séparent de ceux des circuits de puissance, par un cheminement distinct ou par un cloisonnement dans la goulotte. Le transformateur et son disjoncteur dédié se logent dans le tableau du hall, local commun fermé.
Les saignées dans les parois de cage d'escalier se percent au perforateur, outil dont le bruit se propage à tous les niveaux. Les travaux se placent dans les plages autorisées par l'arrêté préfectoral et le règlement de copropriété, en général de 8 heures à 20 heures en semaine, et la poussière de plâtre se confine par bâche à chaque niveau en cours d'intervention.
Contrôle d'accès et accès des services
Un lecteur de proximité lit un badge à 2 à 5 centimètres et mémorise plusieurs centaines à plusieurs milliers d'identifiants. Le système Vigik, répandu dans les immeubles collectifs, ouvre la porte aux services qui disposent d'un accès prévu, distribution du courrier, lecture des compteurs ou secours, par des badges à validité limitée dans le temps.
La gestion des identifiants revient au syndic ou au gardien, avec un registre des badges attribués par lot, la suppression immédiate d'un badge perdu et un badge de service pour les entreprises intervenant dans l'immeuble. La reprogrammation d'un badge se facture 10 à 25 euros l'unité.
Un clavier codé reste la solution la plus simple, au prix d'un code qui circule et qui se change périodiquement. Le code se renouvelle au moins une fois par an, et l'affichage de la nouvelle combinaison dans le hall annule l'intérêt du changement.
La porte d'entrée équipée d'un contrôle d'accès reste franchissable de l'intérieur sans clé ni code, par une béquille ou une barre de poussée. Les commandes extérieures, bouton d'appel et lecteur, se posent entre 0,90 et 1,30 mètre du sol, à plus de 40 centimètres d'un angle rentrant, avec un retour sonore et visuel de la prise d'appel.
Maintenance et dépannage d'une installation d'immeuble
La platine de rue constitue la pièce la plus exposée, à la pluie, au gel et aux chocs. Les défauts courants sont le bouton d'appel qui ne répond plus, la phonie devenue inaudible et l'oxydation des connexions, et la remise en état porte souvent sur la seule platine quand la colonne à deux fils reste utilisable.
Un contrat de maintenance passé par le syndic couvre la visite annuelle, le réglage du ferme-porte, le contrôle de la gâche et le dépannage sous délai. La panne de l'organe de condamnation laisse la porte commune ouverte ou bloquée, deux situations qui justifient une intervention rapide prévue au contrat.
Prix des interphones
Un interphone audio posé à un poste va de 200 à 600 euros, un visiophone de 400 à 1 500 euros selon la taille du moniteur, un modèle connecté de 600 à 2 000 euros. Le remplacement sur câblage existant représente 150 à 400 euros de main-d'œuvre par poste, un tirage de câbles neuf 5 à 15 euros le mètre linéaire. L'alimentation, la gâche électrique ou le lecteur de badges ajoutent 100 à 300 euros. En immeuble, une installation collective complète avec platine à défilement de noms, lecteur de badges et postes intérieurs se situe entre 1 500 et plus de 5 000 euros selon le nombre de logements et la reprise du câblage, et un contrat de maintenance entre 150 et 400 euros par an et par accès.
Poseurs d'interphone à Paris
Sofradel : Basée dans le 9ème arrondissement de Paris, Sofradel pose et entretient des interphones et des vidéophones, pour les particuliers comme pour les professionnels.
Rogelec : Située à Paris, Rogelec assure l'installation et le dépannage d'interphones, de digicodes et de systèmes de contrôle d'accès, avec des interventions dans toute l'Île-de-France.
Control360 : Implantée dans le 12ème arrondissement de Paris, Control360 pose des visiophones et des interphones pour les immeubles collectifs et les entreprises, avec des matériels connectés en GSM ou WiFi.
EMGE : Basée à Paris 12ème, EMGE pose et entretient des systèmes d'interphonie, de contrôle d'accès et de sécurité électronique pour les immeubles et les entreprises.
Métiers posant aussi des interphones à Paris
Trouver un électricien spécialisé en pose d'interphone à Paris
