Installation, remplacement, entretien de chauffe-eau en Essonne
La production d'eau chaude sanitaire pèse pour près d'un tiers de la consommation d'énergie d'un logement, derrière le chauffage des pièces. Un chauffe-eau se remplace au bout de dix à vingt ans, et la cause du remplacement est presque toujours la corrosion de la cuve ou l'entartrage de la résistance, non une panne électrique. Les pertes à l'arrêt, l'épaisseur de l'isolant et la longueur des canalisations expliquent une bonne part de l'énergie consommée sans usage. L'entretien se limite à peu d'opérations, détartrage, contrôle de l'anode et manœuvre du groupe de sécurité.


Vie d'un chauffe-eau en service
Le plombier-chauffagiste pose, entretient et remplace les chauffe-eau électriques, à gaz, solaires et thermodynamiques. Les opérations d'entretien se répètent à intervalles connus, manœuvre mensuelle du groupe de sécurité pour éviter son blocage par le calcaire, détartrage de la cuve et de la résistance tous les trois à cinq ans sur une eau dure, contrôle de l'anode au même moment. Un appareil laissé sans entretien perd plusieurs points de rendement par an et finit par percer au droit d'un défaut d'émail.
Chauffe-eau solaire
Un chauffe-eau solaire individuel couvre 40 à 60 pour cent des besoins annuels d'eau chaude avec 3 à 5 mètres carrés de capteurs, le reste étant produit par un appoint électrique ou par la chaudière. Les capteurs plans durent vingt à vingt-cinq ans, mais le fluide caloporteur se dégrade en huit à dix ans et se remplace, et le vase d'expansion du circuit primaire se contrôle chaque année. Une surchauffe prolongée en été, quand l'eau chaude n'est pas tirée, accélère le vieillissement du fluide et des joints.
Chauffe-eau électrique
Un ballon électrique de 200 litres consomme de 1 800 à 2 500 kilowattheures par an pour quatre personnes, dont 350 à 700 kilowattheures de pertes de la cuve au repos. Une consigne fixée entre 55 et 60 degrés limite à la fois le risque sanitaire dans l'eau stockée et la vitesse d'entartrage. Les appareils récents affichent une consommation d'entretien exprimée en kilowattheures par vingt-quatre heures, donnée qui traduit directement l'épaisseur de la mousse isolante.
Chauffe-eau blindé
Le chauffe-eau blindé est un appareil électrique à accumulation dont la résistance plonge directement dans l'eau de la cuve. Ce contact direct explique à la fois sa montée en température rapide et sa sensibilité au calcaire.
La résistance blindée, dite thermoplongeur, se couvre de tartre dès que l'eau titre plus de 20 degrés français. Une couche de 3 millimètres de dépôt suffit à allonger sensiblement le temps de chauffe et à faire monter la consommation à puisage constant.
La cuve d'un chauffe-eau blindé est en acier émaillé et comporte une anode de protection. L'anode en magnésium se consomme en cinq à dix ans et son remplacement suppose la vidange complète de l'appareil, opération qui coûte une bonne partie du prix d'un ballon neuf d'entrée de gamme.
Le détartrage d'un chauffe-eau blindé demande la dépose de la platine qui porte la résistance, le grattage du tartre accumulé au fond de la cuve et le remplacement du joint de bride. Un appareil détartré tous les trois à cinq ans sur une eau dure atteint couramment quinze ans de service.
La durée de vie d'un chauffe-eau blindé s'établit entre dix et quinze ans, contre quinze à vingt ans pour un modèle à résistance stéatite protégée par un fourreau. L'écart tient à l'exposition de la résistance et à la fréquence des interventions dans la cuve.
Les pertes de stockage dépendent de l'isolant qui entoure la cuve et de la température du local. Un ballon installé dans un garage non chauffé perd davantage qu'un ballon placé dans un volume chauffé, écart de l'ordre de 10 à 15 pour cent sur les pertes permanentes.
Les versions horizontales accumulent le tartre sur une plus grande surface de fond et stratifient moins bien l'eau que les versions verticales. Le temps de remontée en température s'allonge, et le volume d'eau réellement disponible à 40 degrés diminue pour une même capacité nominale.
Les petites capacités, de 15 à 50 litres, servent de production d'appoint pour un point d'eau éloigné. Leur intérêt tient à la suppression de l'eau tirée en attente dans une longue canalisation, de l'ordre de 1 à 3 litres perdus à chaque usage.
Le groupe de sécurité posé sous l'appareil évacue la dilatation de l'eau et se manœuvre une fois par mois. Un groupe entartré reste ouvert et fait couler en continu plusieurs dizaines de litres par jour, consommation invisible jusqu'à la lecture du compteur.
La fin de vie d'un chauffe-eau électrique relève de la filière des équipements électriques. La cuve en acier part en ferraille, la résistance et le thermostat en composants électriques, la mousse de polyuréthane en déchet à valoriser, le tout repris sans frais par les distributeurs lors de l'achat d'un appareil neuf.
Chauffe-eau à gaz
Le chauffe-eau à gaz chauffe l'eau par combustion, dans un brûleur situé sous la cuve ou autour d'un échangeur. Son emploi suppose une alimentation en gaz, une amenée d'air et une évacuation des produits de combustion en bon état.
Un chauffe-eau à gaz à accumulation garde une réserve d'eau chaude disponible à tout moment. Ses pertes au repos s'ajoutent à celles du conduit de fumée, qui reste un point de déperdition permanent même brûleur éteint.
Le chauffe-bain instantané chauffe l'eau au passage, sans réserve ni perte de stockage. Son débit spécifique, de 5 à 14 litres par minute selon la puissance, limite le nombre de points de puisage utilisables en même temps.
La consommation d'un chauffe-eau à gaz s'établit environ 30 pour cent sous celle d'une résistance électrique pour une même quantité d'eau chaude produite. Le rapport dépend du rendement de combustion et de la part de chaleur récupérée sur les fumées.
Les modèles à condensation récupèrent la chaleur latente des fumées et demandent l'évacuation des condensats, acides, par un siphon raccordé aux eaux usées. Le neutralisant éventuellement posé sur cette évacuation se remplace selon le volume traité.
Un appareil mixte produit l'eau chaude et chauffe le logement avec un seul brûleur. Le fonctionnement en micro-accumulation réduit le nombre de cycles courts du brûleur, usure qui pèse davantage sur la durée de vie qu'un fonctionnement continu.
L'entretien annuel d'un appareil à gaz comprend le nettoyage du brûleur et du corps de chauffe, le contrôle de l'étanchéité du circuit gaz, la mesure du monoxyde de carbone dans les fumées et la vérification du tirage du conduit. Un brûleur empoussiéré fait chuter le rendement et noircit l'échangeur.
La durée de vie d'un chauffe-eau à gaz atteint quinze à vingt ans quand l'entretien annuel est suivi. L'échangeur en cuivre et la cuve constituent les pièces dont la corrosion met fin au service de l'appareil.
La dépose d'un appareil à gaz en fin de vie sépare l'échangeur en cuivre, le corps en acier et la carte électronique, trois flux repris par des filières distinctes. Le conduit de fumée et son tubage se contrôlent à cette occasion, puisqu'un appareil neuf impose souvent un tubage de section différente.
Prix des chauffe-eau et coût d'usage
Un chauffe-eau solaire individuel coûte de 2 500 à 4 000 euros hors pose pour 3 à 5 mètres carrés de capteurs et un ballon de 200 à 300 litres. Le remplacement du fluide caloporteur, tous les huit à dix ans, revient à 150 ou 300 euros.
Un ballon électrique de 150 à 300 litres va de 250 à 900 euros selon le type de résistance et la protection de cuve, avec 300 à 600 euros de pose. Un chauffe-eau à gaz instantané se situe entre 400 et 900 euros, un modèle à accumulation davantage.
Le coût d'usage se calcule sur la durée de vie de l'appareil et non sur son seul prix d'achat. Un ballon à résistance stéatite vendu 150 à 200 euros plus cher qu'un modèle blindé dure cinq ans de plus sur une eau calcaire et évite un détartrage sur deux.
Fabricants de chauffe-eau présents sur le marché
Saunier Duval, Elm Leblanc, Pacific et Thermor comptent parmi les fabricants de chauffe-eau établis de longue date. La disponibilité des pièces de rechange, résistance, thermostat, joint de bride et anode, pèse sur la durée pendant laquelle un appareil reste réparable.
Spécialistes du chauffe-eau en Essonne
AVL : entreprise implantée à Ballancourt-sur-Essonne, dont l'activité de plomberie, chauffage et ventilation couvre aussi l'entretien de chauffe-eau à gaz. Ses prestations comprennent également le dépannage de chasse d'eau, la rénovation de salle de bain et l'inspection vidéo de canalisation.
AN Plomservice : entreprise installée à Ris-Orangis, qui travaille en plomberie sanitaire et en dépannage de chauffe-eau. Ses interventions comprennent la réparation de chauffe-eau, la réparation de chauffe-eau à gaz, la plomberie de salle de bain et l'installation de douche.
Ideal Plomberie : entreprise de plomberie-chauffage présente à Ballancourt-sur-Essonne, qui assure l'entretien de chauffe-eau et son remplacement. Son activité couvre aussi la rénovation de salle de bain, l'entretien de canalisation et la réparation de sanibroyeur.
Alerte Plomberie : entreprise de plomberie située à Évry-Courcouronnes, qui traite les fuites d'eau et les pannes de chauffe-eau. Ses services comprennent l'entretien de chauffe-eau, le changement de chauffe-eau, la réparation de chauffe-eau et la rénovation de salle de bain.
GTB : entreprise de plomberie et de chauffage établie à Vayres-sur-Essonne, qui intervient sur les ballons d'eau chaude et les installations sanitaires. Ses prestations portent sur la création et la rénovation de salle de bain, la recherche de fuite, l'installation de plomberie sanitaire et le dépannage d'urgence.
Zones couvertes
Arrondissement d'Evry : Évry-Courcouronnes Corbeil-Essonnes Vigneux-sur-Seine Viry-Châtillon Draveil Grigny Yerres Ris-Orangis Brunoy Montgeron Morsang-sur-Orge
Arrondissement de Palaiseau : Massy Savigny-sur-Orge Sainte-Geneviève-des-Bois Palaiseau Athis-Mons Brétigny-sur-Orge Les Ulis Longjumeau Gif-sur-Yvette Chilly-Mazarin Saint-Michel-sur-Orge
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