Artisan-carreleur en Seine-Saint-Denis : pose de pierres naturelles, travertin, marbre
La pose collée des carreaux céramiques et des pierres naturelles relève du NF DTU 52.2, qui fixe les supports admis, les classes de mortier-colle et les tolérances à respecter. Le classement du local selon son exposition à l'eau commande la protection à mettre en place sous le revêtement.
Le travertin et le marbre obéissent à des prescriptions particulières de ce même document, tant pour le liant employé que pour le traitement de surface appliqué après la pose.


Règles applicables au carrelage d'une salle de bain
Le classement des locaux par exposition à l'eau détermine la nature de la protection posée sous le carrelage. Une salle de bain de logement relève du classement EB+ privatif, un local sanitaire collectif ou une douche à usage partagé du classement EC, qui impose un système de protection à l'eau sous carrelage.
Les systèmes de protection à l'eau se répartissent en deux familles, les membranes liquides appliquées au rouleau et les natte minces collées, les unes et les autres relevant d'un document technique d'application propre au produit. Les angles, les traversées de canalisation et le pourtour du siphon reçoivent des bandes ou des manchettes de renfort.
Le NF DTU 52.2 fixe aussi les familles de supports admises en pièce humide, chape ciment, dalle béton, panneau de plâtre hydrofugé et panneau de construction isolant, chacune assortie de sa hauteur maximale de protection et de ses conditions de fixation.
Points de conformité d'une pose collée
La conformité d'une pose collée se vérifie sur une série de points dont le contrôle conditionne la tenue de l'ouvrage. Chacun renvoie à une exigence du NF DTU 52.2 ou à une règle de sécurité du chantier.
- La siccité du support se mesure à la bombe à carbure. Le seuil est de 4,5 pour cent d'humidité sur chape ciment et de 0,5 pour cent sur chape à base de sulfate de calcium.
- La planéité admise atteint 5 millimètres sous la règle de 2 mètres pour un carreau courant. Elle descend à 3 millimètres au-delà de 60 centimètres de côté, ce qui conduit souvent à un ragréage.
- La cohésion de surface du support se contrôle par arrachage ou par rayage. Un support farinant reçoit un primaire d'imprégnation avant tout encollage.
- La classe du mortier-colle suit le format du carreau. Une colle C2 à adhérence améliorée devient nécessaire au-delà de 900 centimètres carrés, en classe S1 déformable sur plancher chauffant et sur support bois.
- Le double encollage s'impose pour les grands formats, les pierres naturelles et toute pose extérieure. La colle est appliquée au support et au dos du carreau.
- Le taux de contact entre la colle et le carreau se vérifie par levage d'un carreau témoin. Le dos doit être couvert sur 80 pour cent au moins en local humide.
- Les joints de fractionnement se ménagent tous les 40 mètres carrés en intérieur et tous les 20 mètres carrés en extérieur. Un joint périphérique souple est conservé au pied des cloisons.
- Le désaffleurement entre deux carreaux voisins reste limité à 1 millimètre. La largeur de joint descend rarement sous 2 millimètres en intérieur et sous 4 millimètres en extérieur.
- La charge apportée par un carrelage scellé atteint 100 à 150 kilogrammes par mètre carré. Un plancher bois existant demande la vérification de sa portance avant toute pose lourde.
- Le classement de glissance oriente le choix du sol selon le local. Un R10 convient à une salle de bain de logement, un R11 ou un R12 à une zone de douche et à ses pentes.
- La pente d'évacuation d'une douche à l'italienne se tient entre 1 et 2 pour cent vers le siphon. Une pente insuffisante laisse stagner l'eau sur le revêtement.
- La découpe du grès cérame et de la pierre libère de la silice cristalline alvéolaire. La scie s'utilise avec arrosage, ou avec captation à la source et demi-masque P3 à défaut.
- La manutention d'une dalle de grand format mobilise deux intervenants et un cadre à ventouses. Une dalle de 120 par 120 centimètres en 20 millimètres pèse près de 100 kilogrammes.
- Les gravats de dépose et les emballages partent vers une filière de déchets inertes. Les restes de mortier-colle et de mastic non durcis relèvent d'une collecte distincte.
Autorisations et contraintes réglementaires d'un chantier de carrelage
Les travaux de carrelage intérieur ne demandent aucune autorisation d'urbanisme tant qu'ils ne touchent ni la structure ni l'aspect extérieur du bâtiment. La pose d'un carrelage sur un balcon ou une terrasse visible depuis la voie publique change en revanche l'aspect de la construction et appelle une déclaration préalable en mairie.
La dépose d'un carrelage scellé dans un immeuble collectif engage le plancher séparatif, partie commune dans la plupart des règlements de copropriété. Toute intervention qui atteint la dalle ou qui modifie l'isolement acoustique entre logements passe par une autorisation de l'assemblée générale.
Le remplacement d'un revêtement de sol dans un logement existant ne doit pas dégrader l'isolement au bruit de choc du plancher. Une sous-couche résiliente placée sous la chape ou sous le carrelage apporte 17 à 21 décibels d'amélioration selon le produit et son épaisseur.
Le carrelage d'un local recevant du public répond aux règles d'accessibilité, qui limitent à 2 centimètres la hauteur d'un ressaut et imposent un sol non meuble et non glissant. Les nez de marche contrastés et les bandes d'éveil de vigilance font partie du même ouvrage.
La pose de faïence murale en hauteur relève de la réglementation sur le travail en hauteur. Une plateforme individuelle roulante remplace l'escabeau dès que le poste de travail dépasse une hauteur de plan de travail de 1 mètre et que la tâche dure.
Le stockage des palettes de carreaux sur un plancher d'étage concentre une charge élevée sur une faible surface. Une palette de grès cérame pèse de 800 à 1 200 kilogrammes, à répartir sur des madriers et à placer au-dessus d'un appui porteur.
Les protections collectives du chantier comprennent le balisage des sols fraîchement collés, la mise hors service des circuits électriques en zone de perçage et le repérage des canalisations encastrées avant tout trépan.
Le port d'équipements de protection individuelle concerne le ponçage, la découpe et le jointoiement. Les gants résistants aux abrasifs, les lunettes enveloppantes et les genouillères limitent les atteintes les plus courantes du métier.
La ventilation du local reste nécessaire pendant l'application des primaires et des mastics silicone, qui libèrent des solvants et de l'acide acétique. Le délai avant remise en service figure sur la fiche technique du produit.
La réception de l'ouvrage porte sur la planéité, l'absence de carreau sonnant creux, la régularité des joints et la continuité de la protection à l'eau avant garnissage. Les réserves consignées à ce moment conditionnent la reprise des défauts par l'entreprise.
Sonorité et carreaux décollés
Un carreau qui sonne creux au choc d'un maillet signale un défaut de transfert de colle ou une pose hors du temps ouvert du mortier. Le remplacement passe par la dépose du carreau, le grattage complet de l'ancienne colle et un nouvel encollage double face.
Prix de pose des pierres naturelles
Le prix de pose d'un sol en pierre naturelle se situe entre 50 et 120 euros le mètre carré. Le marbre se place au haut de cette fourchette, la découpe à la scie à eau, le calibrage des dalles et le traitement hydrofuge demandant plus de temps que la pose d'un grès émaillé.
Sélection de carreleurs de Seine-Saint-Denis
SOLUTION CARRELAGE & DECO : Établie à Aulnay-sous-Bois, SOLUTION CARRELAGE & DECO a pour activité le commerce de carrelage, de pierre et de revêtements de sol. Son champ comprend aussi des produits et matériaux de bâtiment liés aux sols et aux murs.
VITRA CERAM : Établie à Aulnay-sous-Bois, VITRA CERAM réunit une activité de commerce de gros et de détail et une activité de pose de bois, de matériaux de construction et de carrelage. Son champ porte sur les fournitures et les produits des revêtements intérieurs.
DECO RENOV SV : Établie à Aulnay-sous-Bois, DECO RENOV SV mène des travaux de rénovation de second œuvre. Son activité couvre le revêtement de sols et de murs, le carrelage, la plâtrerie et la peinture.
IDF CARRELAGE : Établie à Pierrefitte-sur-Seine, IDF CARRELAGE a pour activité le marbre de bâtiment et de décoration. Son champ porte sur les revêtements minéraux et les finitions en pierre.
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